Préoccupations plus pragmatiques. Dvp d'un rituel religieux à l'origine. Le Jeu de la Feuillet, (1276) ADAM DE LA HALLE.
LA CHANSON DE GESTE
Le plus ancien genre littéraire profane en langue vernaculaire. Caractère mixte : éléments de chansons et de récits.
chanson : à l'oral, assurée par un jongleur. Chanté ou psalmodiée. Avec mélodie
contenu narratif : geste, gesta, exploits. Genere ; faire, les choses ayant été faites.
pas n'importe quelle action : héroïque par pers. légendaires ou héroïques.
la plus ancienne : chanson de Roland : 1087/1095. Oxford, 1140.
Codes précis qui reviennent. Moule.
Codes :
unité est la laisse, vers associés par une assonance ou une rime
vers : décasyllabes, césure 4/6.
laisse enchaînée / laisse similaire ou parallèle. (même contenu)
découpage est fait pour mémorisation, canevas invariant puis improvisation autour.
riches en formules orales. Quand intro description ou personnage : comme si était en chair et en os. Procédés rhétoriques. Artifices : menaces.
chanson ancienne donc pouvoir de fascination.
remémore figures prestigieuses dans un passé lointain et illustre. Exalte passé commun.
facilité de réception : connaissent épisodes.
contenu stable. Sujets guerriers à l'époque carolingienne. Charlemagne/ successeurs. Entre le 8ème et 10ème siècle.
la geste du roi, cycle de Charlemagne
la geste des barons révoltés, cycle des révoltés.
la geste de Garin de Monglane, cycle de Guillaume d'Orange
Vise à exalter la classe chevaleresque, on leur assigne origine mythique prestigieuse.
Origine : pas fermement établie. Hypothèses.
tradition épique continue : garder en mémoire actions héroïques.
association clercs et jongleurs, ressources historiques et légendaires. Obj pub, raviver cultes.
Innovation radicale de Turold.
Chanson de Roland : 6 manuscrits d'époque différentes et de tailles différentes, varient du simple au double. Déroute historique à RONCEVAUX. Archives historiques : bataille, 15 aout 778. Pas de personnage de Roland mais trace de de pers. antérieure à la chanson de Roland. Pas une création ex nihilo. Évolution style épique se traduit par extensions de laisses, répétitions de moins en moins fréquentes. Narration plus fluide. Influence du roman sur la c d g qui est perméable aux év. historiques, engendre un nouveau cycle.
la geste des Croisades, cycle de Godefroi de Bouillon. La chanson de geste va se fondre au roman.
POESIE LYRIQUE
Lyrique vient de lyre. Poésie avec mélodie. Une des premières manifestations profanes littéraires en langue vernaculaire. Premiers poèmes en langue d'oïl sont traductions de poèmes en langue d'Oc. Premier poète : Guillaume IX. Troubadour vient de trobar, trouver. On ne crée pas, on trouve (blasphème). Initiateur dans toutes les cours méridionales. Poésie lyrique courtoise. La fin'amor. Nouvelle conception. Repose sur une dimension sociale, sur des valeurs morales. Canso : chants des troubadours. Les thèmes et les formes ont été repris par les trouvères : grands chants. Classe particulière, pas accessible à n'importe qui, il faut des qualités. M/L/E. Doit dvp qualités et en acquérir de nouvelles. Amour est une élévation morale. Désir donne énergie pour amélioration morale : melhurar.
Relation entre code / sincérité. Pas de place pour innovation. But : accrocher une représentation universelle de l'âme. Moyen : être sincère. Pas d'anecdotes ni de détails sur son amour. Poète censé vivre amour si intensément qu'il va retrouver ses valeurs en lui-même. Atemporalité amour. On dit sentiment de la forme la plus pure, essence du sentiment.
FORME QUE PREND LA POESIE COURTOISE
Le grand chant : ZUNTHOR, XXème. Au MA : pièce construite selon une organisation métrique élaborée et rigoureuse. 5 strophes, assez long. 1er : évocation printemps. Dernier : envoi.
FORMES DE VARIANTES DU GRAND CHANT
jeux-parties, combiné de la forme du grand chant et d'un modèle d'écriture juridique. Débats de casuistique amoureuse.
chansons à la vierge
chansons de croisade
serventois : inversion de ton, chant satirique et critique. Glissement thématique : politique. Ranc½ur et récriminations contre misères. Contrepoids à la production lyrique, poèmes grivois. ECHOS DE LA CHANSON.
Dans le nord, les trouvères sont d'origine sociale mêlée. Ne sont plus mêlés au milieu de la cour. Vers 1220 : bcp de trouvères appartiennent au milieu littéraire urbain. Pratique lyrique courtoise mais goût pour d'autres sortes de compo.
pastourelles.
reverdie
chansons de femmes (chanson d'aube, chanson de toiles)
chansons à danser (rondeau, ballettes, virelai).
STYLE
En langue d'oïl, style raffiné mais pas autant que chez les troubadours. Poèmes sont hermétiques car très denses. Élaboration et recherche des musiques sont + poussés que les paroles.
ADAM DE LA HALLE : rondeaux à musicalité polyphonique. Poésies en langue d'oïl : corpus homogène (même thèmes, topiques), c'est le style qui est différent.
EMERGENCE D'UNE POESIE PERSONNELLE
Le dit prend le relais du grand chant courtois qui survit jusqu'à la fin du XIIIème siècle. N'est pas associé à la musique, au lyrisme. Émergence d'une instance d'énonciation singulière.
le dit assume la parole poétique « je »
« je » est enraciné dans l'expérience de la vie d'un poète.
correspond à une poésie personnelle.
dramatisation du moi, se mettent en scène avec ostentation.
ORIGINE DE CETTE FORME
Ce n'est pas de la poésie lyrique. Trouve son origine dans poèmes qu'on récite, non-musicaux, à valeur didactique. But : stigmatiser avec virulence vices des hommes.
Parmi cette poésie didactique : Les vers de la mort, HELINAND DE FROIDMONT (1194-1197). Réflexion sur fugacité de la vie, condamnation épicurisme et désinvolture des jeunes gens. Parle de sa propre expérience. 2À ans : couvent. Met au point le douzain d'octosyllabes avec rimes en aabb aab bba bba.
EXEMPLE DE DIT
Type de poèmes liés à la ville d'Arras : poésie de congés. Jean Bodel (1202), Baude Fastoul : lépreux. Réflexions sur la maladie, la souffrance, dramatisation du moi : portrait à charge de lui, insiste sur sa laideur, sur sa dégradation physique. Se moque avt que les autre ne le fasse.
1250/1280 : RUTEBEUF. Projet idéologique et poétiques. Certaines ½uvres destinées à être conspués par les ordres mendiants. Verve caustique, ironie.
Les poèmes de l'infortune : Mariage désastreux, tares physiques, goût pour les jeux d'argent. Portrait non réaliste qui se fonde sur une sorte de travestissement.
But : obtenir une mise à distance cruelle et ironique du malheur.
Fonctionne comme un miroir déformant du poète.
But : dvp une conception amère du monde plutôt que dire la vérité sur les hommes. Pessimisme.